Alberta, Ouest, 15 juillet 2011,
Ca y’est, on est de retour vers l’Ouest, en direction de Osoyoos, première ville ou on essayera de trouver du boulot entre la cueillette et les vignes. Arrivée dans l’après midi, on reculera encore d’une heure (donc maintenant j’ai 9h de décalage avec la France). Dès notre arrivée, on se connecte au reste du monde, puis on va demander dans un camping si on peut utiliser les douches. Notre prochain programme : demain faire le tour des fermes et vergers pour demander une place de picker (ou cueilleur).
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Colombie Britannique, Osoyoos, 16 juillet 2011,
C’est partie pour la tournée « recherche de job pourri en Colombie Britannique ». Première tentative, dans un pseudo ranch. Malheureusement il est complet depuis mai, dommage. Deuxième essai : on tente comme tout le monde le picking, c’est-à-dire la cueillette de fruits. Et les premiers à cueillir, ceux sont les cerises ! On va donc près d’un marché au fruit, où on s’arrête pour toper le proprio, et on lui demande s’il a besoin de pickers. Et heureusement pour nous, oui ! Trente minutes après, arrive une grand-mère qui nous montre le chemin dans le verger. Elle nous fait un topo vite fait de comment ça marche (parce que la cueillette de cerises dans le jardin ça compte pas pour de l’expérience) et hop c’est partie ! On commence de suite à bosser Donc le but du « jeu », c’est de cueillir des cerises avec la queue et sans les feuilles. Facile ? Ben pas tant que ça ! Faut y aller assez délicatement mais aussi assez vite puisque nous sommes payées au cajot, soit un cajot = 5$. Pas des masses, mais mieux que rien.
Première journée : défoncée ! J’ai mal de partout On aura fait neuf cajots, et à deux donc 45$, soit 20$ pour moi et 25$ pour Gwenaëlle. Pas top mais c’était la première fois. Le soir on mangera avec un groupe de français et québécois, présent au verger mais qui termine le lendemain. Dommage, y’avait qu’eux de notre coté. Bref, autour d’un feu, ils nous prépareront un saumon entier avec des patates. Et en discutant, ils nous apprendrons que le verger où l’on se trouve, ben finalement, il est pas si bien que ça, et que pour le lendemain matin on pourra allez avec eux picker au verger voisin. Mais au passage, la cueillette c’est de la merde, c’est aussi chiant que quand j’ai fait les vignes… En plus de ça, Sanka empire, on va devoir retourner chez un autre garagiste qui va nous faire payer de la main d’œuvre pour nous dire au final qu’il n’a rien trouvé… Enfin couché à minuit, et demain faut se bouger pour se lever tôt.
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Colombie Britannique, Osoyoos, 17 juillet 2011,
Deuxième journée de boulot, on se lève tôt (très tôt même : 5h30) pour allez chez le voisin, qui apparemment serait mieux (on va surement quitter notre premier verger pour voir ailleurs) au niveau des arbres et de la quantité à cueillir (parce que oui la tronche des arbres c’est finalement important !). Bilan : j’ai toujours mal partout, et c’est même pire. Et ca commence déjà à grave me faire chier. Aujourd’hui, seulement 15 sceaux à moi seule, soit 37,50$ (les sceaux c’est 2,50$) en sept heures de boulot. La misère quoi, c’est presque décourageant… Faut vraiment avoir beaucoup d’expérience pour bien picker et bien gagner. Certains, qui sont la depuis cinq ans voir plus, arrivent à se faire 600$ dans la journée, et c’est loin d’être notre cas ! Je sens que ca va être les deux semaines les plus longues, les plus chiantes, et les moins intéressantes du trip.
Bref, vu qu’on a terminé assez tôt, on a toute l’après midi devant nous (ah oui, pour les horaires et la paye : tu bosse quand tu veux, à l’allure que tu veux, autant d’heure que tu veux, et t’es payé au black à la fin de la journée Donc si tu veux faire juste 10$, ben tu peux). Du coup, on a été faire une petite pause de deux heures à la « plage » (genre du gazon au bord d’un lac quoi, enfin y’a du vrai sable parfois). Ensuite on ira chercher notre paye du premier jour, et demain on retournera au même verger qu’aujourd’hui (ou pas). Le soir avant d’aller se coucher on se fera un petit jeu sur l’iphone vu qu’il n’y a plus personne au verger. Et les fils indiens du proprio voudront nous « distraire » en prenant du « bon temps » avec eux. Genre… Au passage on fermera Sanka à clé, on sait jamais… Demain matin on fou le camp de se verger et ça m’étonnerais qu’on y revienne bosser.
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